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Face à un week-end prolongé ou des vacances au bord de l’eau, une question revient souvent : mieux vaut louer un vélo pour explorer la région ou réserver un cours de surf pour profiter de l’océan ? Derrière ce choix apparemment simple se cachent de vrais enjeux : météo, relief, sécurité, niveau sportif, mais aussi envie de slow travel ou de montée d’adrénaline. En analysant ta destination, ton profil et les conditions du moment, tu peux transformer un séjour classique en expérience vraiment mémorable, sans finir épuisé ni frustré d’avoir choisi la mauvaise activité au mauvais endroit ou au mauvais moment.

Comparer vélo et surf, c’est un peu comme comparer randonnée et escalade : les deux sont excellents, mais ne se pratiquent pas dans les mêmes contextes, ni avec les mêmes attentes. En prenant le temps d’aligner loisirs, destination et météo, tu gagnes en plaisir, en sécurité et en cohérence avec ton budget et ton niveau.

Comparer vélo et surf : analyser sa destination avant de choisir ses loisirs

Étudier la typologie de destination : littoral atlantique, méditerranée, montagnes, villes cyclables

Avant de te demander si tu dois réserver un cours de surf ou louer un vélo, commence par regarder la typologie de la destination. Le littoral atlantique français (Landes, Pays basque, Bretagne) est naturellement propice aux vagues régulières, alors que certaines villes ou régions se prêtent bien davantage au cyclotourisme urbain ou nature.

Sur l’Atlantique, des spots comme Biarritz, Hossegor, Seignosse, Lacanau ou La Torche offrent des vagues pour tous niveaux, mais aussi de longues pistes cyclables côtières (comme la Vélodyssée) où une simple location de VTC ou de vélo électrique suffit pour enchaîner plage, forêt et villages. La Méditerranée, elle, est plus capricieuse en termes de houle : les jours de surf y sont rares et souvent liés aux coups de vent, alors que les itinéraires cyclables côtiers (Hérault, Côte d’Azur, Costa Brava) sont exploités quasiment toute l’année.

En montagne (Alpes, Pyrénées), le surf disparaît, mais le vélo grimpe en puissance, surtout pour les profils sportifs friands de dénivelé. Enfin, dans des villes cyclables comme Amsterdam, Copenhague, Bordeaux ou Strasbourg, l’évidence penche pour le vélo urbain, avec des réseaux de pistes très denses, là où le surf reste anecdotique ou limité à quelques plages proches.

Analyser la saisonnalité : houle, vent dominant, températures de l’eau et météo pour le cyclotourisme

La saison reste l’un des critères majeurs pour arbitrer entre vélo et surf. Sur l’Atlantique, les meilleures périodes pour un séjour surf se situent souvent entre septembre et novembre, puis au printemps (mars-mai), quand la houle est régulière, l’eau encore fraîche mais supportable avec une bonne combinaison, et les plages moins bondées. L’été offre des vagues plus petites, idéales pour les débutants, mais parfois décevantes pour les surfeurs intermédiaires.

Côté vélo, la haute saison s’étale de mai à octobre. Les chiffres de fréquentation des grands itinéraires comme la Vélodyssée ou la ViaRhôna montrent régulièrement une augmentation de plus de 30 % de passage entre juin et septembre, preuve que les cyclistes privilégient les températures modérées et les journées longues. Les canicules estivales imposent toutefois des départs très matinaux, surtout en plaine ou le long de la Méditerranée.

La température de l’eau joue aussi un rôle psychologique important : une eau à 18–20 °C sur la côte basque sera très agréable en combinaison 3/2 mm, alors qu’une eau à 14–15 °C en Bretagne peut décourager certains débutants sensibles au froid, qui préféreront alors une grande balade à vélo plutôt qu’un cours de surf intensif.

Prendre en compte le relief et l’urbanisme : pistes cyclables, routes côtières, plages surfables

Le relief conditionne fortement le plaisir à vélo. Une station comme Biarritz ou Nice est magnifique, mais les montées répétées peuvent devenir vite éprouvantes si tu loues un vélo sans assistance électrique. À l’inverse, les Landes ou la Camargue offrent des itinéraires quasiment plats, idéaux pour un premier voyage à vélo ou de simples balades à la journée.

Pour le surf, l’urbanisme et la morphologie des plages ont aussi leur importance : de grands beach breaks sableux comme Biscarrosse, Hendaye ou Quiberon rassurent les débutants, alors que certains reefs rocheux ou spots exposés au courant, comme Parlementia ou certains points breaks du Portugal, s’adressent surtout aux surfeurs intermédiaires à experts.

Si ta destination cumule pistes cyclables continues, routes côtières peu fréquentées et plages surfables, le plus pertinent reste souvent de combiner les deux : vélo pour les déplacements et l’exploration, surf tôt le matin ou en fin de journée quand les conditions de marée et de vent sont favorables.

Utiliser des cartes spécialisées : surf forecast, windy, OpenCycleMap, EuroVelo

Pour affiner ton choix et passer du simple « feeling » à une vraie analyse, les cartes et outils spécialisés sont des alliés précieux. Pour le surf, des plateformes comme Surf Forecast ou Windguru donnent en temps réel hauteur de houle, période, direction du swell, force et orientation du vent, ainsi que les horaires de marée. C’est la base pour savoir si un cours de surf a du sens tel jour sur tel spot, ou si les conditions seront trop grosses ou trop petites.

Pour le vélo, OpenCycleMap, les tracés officiels EuroVelo ou les cartes d’itinéraires régionales (Vélodyssée, ViaRhôna, Canal du Midi…) permettent de visualiser qualité des infrastructures, dénivelé et distance entre les étapes. Ce type d’outil te donne une vision globale : destination plutôt « surf trip » avec un peu de vélo de liaison, ou à l’inverse « bikepacking » principal avec une ou deux sessions de surf en bonus là où la houle s’y prête.

La décision la plus fluide n’est pas « surf ou vélo », mais « quelle activité respecte le mieux les atouts de la destination et ton énergie du moment ? »

Choisir la location de vélo idéale selon le terrain et l’infrastructure locale

Sélectionner le type de vélo : VTC, VTT, gravel, vélo de route, vélo électrique pour lisbonne, nice, annecy

Une fois la pratique vélo validée pour ta destination, reste à choisir le bon type de monture. À Lisbonne, Nice ou Annecy, le relief et l’usage prévu changent complètement l’équation. Un VTC ou un vélo de ville suffisent si tu restes sur les quais, les pistes cyclables urbaines et les rives de lac (Annecy, par exemple). En revanche, pour grimper sur les hauteurs de Lisbonne ou explorer les routes panoramiques de l’arrière-pays niçois, le vélo électrique devient presque indispensable pour garder le plaisir et la sécurité.

Le gravel est particulièrement intéressant si tu alternes petites routes et chemins forestiers, par exemple en Nouvelle-Aquitaine ou en Bretagne. Le VTT prend tout son sens sur des pistes plus techniques, en montagne ou dans les massifs intérieurs. Un vélo de route léger répondra surtout aux amateurs de performance, visant des cols ou de longues distances quotidiennes, avec un bagage réduit.

Évaluer les réseaux cyclables : vélodyssée, ViaRhôna, canal du midi, pistes urbaines à bordeaux et strasbourg

Les grands itinéraires balisés comme la Vélodyssée (Atlantic Coast Route), la ViaRhôna ou le Canal du Midi présentent un avantage majeur : continuité, sécurité, services réguliers (hébergements, réparateurs, points d’eau). Les comptages de fréquentation montrent sur certains tronçons de la Vélodyssée plus de 2 millions de passages par an, signe d’une infrastructure mature et adaptée aux différents niveaux.

En ville, des métropoles comme Bordeaux ou Strasbourg affichent plus de 300 km de pistes cyclables aménagées, avec un taux de déplacements à vélo supérieur à 15 % des trajets quotidiens pour les habitants. Pour toi, visiteur, cela signifie une circulation plus fluide, des automobilistes habitués à partager la route, et une location de vélo particulièrement pertinente pour rayonner sans stress.

Destination Réseau cyclable Profil idéal
Vélodyssée (Atlantique) Pistes séparées, peu de dénivelé Familles, débutants, bikepacking facile
ViaRhôna Mix voies vertes / petites routes Intermédiaires, amateurs de paysages fluviaux
Bordeaux / Strasbourg Dense réseau urbain balisé Vélo urbain, city-trip sans voiture

Comparer les services de location : vélib’ à paris, bicloo à nantes, donkey republic, lime, shops indépendants

Le choix du service de location influence fortement ton expérience. Les systèmes en libre-service type Vélib’ (Paris), Bicloo (Nantes) ou les flottes connectées (Donkey Republic, Lime) sont parfaits pour des déplacements ponctuels de 20 à 40 minutes : visite de quartier, aller-retour plage-centre-ville, rendez-vous en soirée. Ils sont souvent économiques, mais peu adaptés à un tourisme à vélo de plusieurs heures, encore moins à l’itinérance.

Pour des sorties longues ou un séjour dédié, les shops indépendants offrent généralement un matériel plus qualitatif (meilleure transmission, freins révisés, antivols solides), la possibilité de louer des sacoches, casques, sièges enfants, ainsi que des conseils personnalisés sur les itinéraires. Sur une escapade de 3 à 5 jours, ce confort et cette fiabilité compensent largement le léger surcoût par rapport à une flotte en libre-service.

Gérer l’itinérance à vélo : bikepacking léger, sacoches, transports en commun compatibles vélos (TGV, TER, ferries)

Si ton projet s’oriente vers une vraie itinérance (par exemple longer la côte Atlantique ou remonter un fleuve), le choix entre sacoches classiques et configuration de bikepacking devient central. Le bikepacking privilégie des sacs compacts fixés au cadre, à la tige de selle et au guidon : idéal pour rouler léger, dormir en hébergement fixe ou minimaliste. Les sacoches traditionnelles (avant/arrière) offrent plus de volume, adaptées aux voyages plus confort ou en famille.

Les transports en commun jouent aussi un rôle clé. En France, la plupart des TER acceptent les vélos non démontés gratuitement, alors que le TGV impose souvent une réservation spécifique, voire un démontage du vélo rangé dans une housse. Certains ferries côtiers (Bretagne, Corse, liaisons vers l’Angleterre ou l’Espagne) acceptent très facilement les vélos, ce qui ouvre la voie à des combinaisons originales : vélo + bateau + éventuellement cours de surf dans un port-étape.

L’itinérance réussie n’est pas une question de kilomètres, mais de cohérence entre ton chargement, tes étapes et les solutions de repli (train, bus, bateau).

Opter pour un cours de surf : conditions de vagues, spots et écoles certifiées

Identifier les spots débutants vs intermédiaires : biarritz côte des basques, hossegor, lacanau, peniche, taghazout

Un cours de surf bien choisit commence par un spot adapté à ton niveau. Pour un premier séjour surf en France, des plages comme la Côte des Basques à Biarritz, Hendaye, Biscarrosse ou Lacanau offrent des vagues douces et des bancs de sable progressifs. Les statistiques locales montrent que plus de 60 % des cours d’initiation sur ces plages se font en eau peu profonde, dans la mousse, ce qui rassure les débutants adultes et enfants.

Hossegor, certains jours, ou des destinations comme Peniche (Portugal) et Taghazout (Maroc) proposent à la fois des zones pour débutants et des pics plus puissants pour surfeurs intermédiaires ou confirmés. Dans ces régions, l’intérêt d’un cours de surf réside autant dans la progression technique que dans le « surf guiding » : l’instructeur choisit le bon spot du jour en fonction de la houle et du vent, ce qui évite de perdre son temps sur un banc de sable mal orienté.

Lire un surf report : période, hauteur de houle, direction du swell, orientation du vent, marées

Savoir lire un surf report te donne une vraie autonomie pour décider si un cours est pertinent tel jour ou s’il vaut mieux privilégier le vélo. Cinq paramètres comptent particulièrement :

  • Hauteur de houle (en mètres) : 0,5 à 1 m est idéal pour débuter, au-delà de 1,5 m les conditions deviennent plus engagées.
  • Période (en secondes) : 8–12 s suffisent pour un surf loisir ; 14–16 s annoncent des vagues plus puissantes et rapides.
  • Direction du swell : certaines plages fonctionnent mieux avec un swell de nord-ouest, d’autres de ouest ou sud-ouest.
  • Vent : un vent offshore (venant de la terre) lisse les vagues, un onshore (venant de la mer) les rend désordonnées.
  • Marées : plein haut ou plein bas peut saturer un spot ; la mi-marée est souvent idéale pour les débutants.

Une fois ces notions comprises, tu peux décider rationnellement : si la houle dépasse largement 2 m, que la période est longue et que le vent est onshore fort, reporter le cours de surf et profiter d’une belle sortie vélo est souvent plus judicieux.

Choisir son école de surf : labels FFS, ISA, ecole française de surf, ratios encadrants/élèves

La qualité de l’encadrement conditionne directement plaisir et sécurité. En France, les écoles labellisées École Française de Surf ou affiliées à la Fédération Française de Surf (FFS) garantissent des moniteurs diplômés d’État, un matériel adapté et une démarche de sécurité structurée. À l’international, le label ISA (International Surfing Association) constitue un bon repère.

Un point souvent négligé : le ratio encadrant/élèves. Pour un cours débutant, un ratio de 1 pour 6–8 est correct ; au-delà de 1 pour 10, la qualité du feedback et la surveillance diminuent nettement. Certaines structures proposent du coaching vidéo, très efficace pour analyser ton take-off, ta position ou ta trajectoire de façon précise entre deux sessions.

Adapter le support : softboard, longboard, foamie pour débutants adultes et enfants

Le choix de la planche en cours de surf fait la différence entre frustration et premières glisses réussies. Pour un adulte débutant, une grande softboard (planche en mousse) de 8–9 pieds, large et stable, permet de se lever plus facilement et de limiter les chocs. Les enfants profitent aussi de ce type de planches, plus tolérantes et sécurisantes.

Les longboards conviennent aux vagues plus douces et aux surfeurs cherchant une glisse fluide, alors que les shortboards rigides demandent déjà de bonnes bases techniques. Monter trop vite en gamme parce que tu veux « faire comme les pros » est l’une des erreurs les plus fréquentes et rallonge le temps d’apprentissage.

Profil voyageur : définir un « persona loisirs » pour arbitrer entre vélo et surf

Analyser sa condition physique et ses contraintes (dos, genoux, cardio, niveau de natation)

Avant de réserver une semaine de surf intensif ou un long voyage vélo, un rapide audit de ta condition physique t’évitera blessures et déception. Le surf sollicite fortement épaules, dos et gainage, ainsi qu’une bonne aisance aquatique. Si tu as des fragilités au niveau des lombaires ou une peur marquée de l’océan, commencer par des séances plus courtes, encadrées, reste plus raisonnable.

Le vélo, lui, pèse sur les genoux et la posture. Un cadre mal réglé, une selle inadaptée ou des étapes trop longues peuvent créer tendinites ou douleurs articulaires. Si ton cardio est limité, un vélo électrique et une progression par étapes de 20 à 40 km/jour constituent une option beaucoup plus douce qu’un surf camp de 3 sessions quotidiennes.

Déterminer ses objectifs : découverte paysagère à vélo, progression technique en surf, adrénaline ou slow travel

Que veux-tu vraiment vivre pendant ce séjour ? Une immersion technique dans le surf, avec l’envie d’apprendre le take-off, d’améliorer ta lecture de vague et de sortir de ta zone de confort ? Ou plutôt un roadtrip à vélo, où le plaisir vient des paysages, des villages traversés et des pauses en terrasse ?

Le surf répond très bien aux objectifs de progression, d’adrénaline et de dépassement de soi, à condition d’accepter les chutes et la fatigue. Le vélo est plus modulable, parfait pour un slow travel où tu peux adapter la distance à ton énergie du jour, t’arrêter pour une baignade, un marché, une visite de vignoble. Mélanger les deux est possible, mais clarifier ton objectif principal t’aide à organiser ton planning sans surcharge.

Prendre en compte la composition du groupe : famille avec enfants, backpackers, digital nomads

La composition du groupe influe énormément sur le choix des loisirs. En famille avec enfants, un cours de surf collectif sur une plage sécurisée, combiné à des balades à vélo sur voies vertes, fonctionne très bien. Les statistiques des écoles de la côte atlantique montrent d’ailleurs que les cours famille et kids représentent jusqu’à 40 % des réservations en haute saison.

Pour des backpackers, l’équation change : budget souvent serré, volonté de rencontres et de flexibilité. Louer un vélo à la journée pour explorer une ville ou une côte, et réserver ponctuellement un cours de surf quand les conditions s’y prêtent, permet de conserver cette liberté. Les digital nomads, eux, doivent intégrer la charge de travail : des sessions de surf courtes mais intenses le matin, puis des déplacements à vélo limités, peuvent être plus réalistes qu’un enchaînement d’étapes à 80 km par jour.

Intégrer budget, temps disponible et tolérance à la fatigue physique

Sur le plan financier, une semaine de surf camp tout compris (hébergement + cours + repas) se situe souvent entre 500 et 1000 €, selon la destination et le niveau de confort. Une location de vélo sur la même durée coûtera entre 80 et 200 €, hors hébergements et repas, ce qui laisse plus de marge pour adapter le budget en fonction des nuitées choisies.

La tolérance à la fatigue est un critère très personnel : 2 heures de surf peuvent être plus épuisantes physiquement qu’une journée de vélo tranquille sur terrain plat. Si tu sais que tu récupères mal ou que tu as peu de jours sur place, miser sur une activité principale (surf ou vélo) plutôt que vouloir absolument tout caser maximisera le plaisir et limitera le risque de blessure ou de surmenage.

Paramètres météo et sécurité : matrice de décision entre cours de surf et sortie vélo

Interpréter vent, pluie, canicule et houle pour ajuster le programme de loisirs

La météo agit comme un curseur qui bascule l’intérêt vers le surf ou le vélo. Un jour de forte houle avec vent modéré offshore peut être exceptionnel pour un cours de surf avec encadrement, alors qu’il rend les baignades libres dangereuses. Une journée de pluie fine mais sans vent, en revanche, peut rester agréable à vélo, surtout avec un bon équipement imperméable.

En période de canicule, les autorités recommandent régulièrement d’éviter les activités physiques intenses aux heures les plus chaudes. Dans ce contexte, une session de surf matinale, suivie d’un après-midi à l’ombre, sera souvent plus raisonnable qu’une longue étape cyclo en plein soleil. À l’opposé, un anticyclone stable avec peu de vagues mais un ciel dégagé sur plusieurs jours constitue un signal clair en faveur du cyclotourisme.

Gérer la sécurité à vélo : casque, visibilité, règles de circulation, assurance responsabilité civile

La sécurité à vélo repose sur quelques fondamentaux simples mais non négociables. Le casque, même s’il n’est pas obligatoire pour les adultes en France, réduit de plus de 60 % le risque de traumatisme crânien en cas de chute. Les éléments réfléchissants et l’éclairage avant/arrière augmentent ta visibilité, particulièrement en ville ou par temps gris.

Respecter le code de la route, connaître la signalisation spécifique aux pistes cyclables et vérifier que ta responsabilité civile couvre bien la pratique du vélo en vacances sont des réflexes essentiels. Certaines locations proposent des assurances complémentaires ; à toi d’évaluer si le type de parcours (urbain dense, routes partagées, chemins isolés) justifie ce petit investissement supplémentaire.

Gérer la sécurité en surf : courants de baïne, drapeaux de baignade, leash, encadrement diplômé

En surf, la méconnaissance des courants et des règles de base est à l’origine de nombreux accidents. Sur la côte atlantique, les baïnes créent des courants de sortie qui peuvent emporter rapidement au large. Les moniteurs qualifiés apprennent à les repérer et expliquent comment réagir (ne pas lutter face au courant, se laisser déporter puis revenir en diagonale, signaler si besoin les secours).

Surveiller les drapeaux de baignade (vert, jaune, rouge) et ne jamais surfer seul sur un spot inconnu constituent des mesures de prudence élémentaires. Le leash correctement attaché, une combinaison adaptée à la température de l’eau, et un encadrement diplômé pour les premières sessions te offrent un filet de sécurité indispensable, surtout si la houle se renforce soudainement.

Adapter la pratique aux conditions extrêmes : orages, forte houle, canicule, routes glissantes

Les conditions extrêmes imposent parfois de renoncer, que ce soit pour le surf ou le vélo. En cas d’orage annoncé, toute activité aquatique devient dangereuse ; mieux vaut reprogrammer le cours de surf et éventuellement choisir une activité en intérieur ou une courte balade cyclable bien avant l’arrivée de la cellule orageuse.

Une forte houle (plus de 3 m, période longue) transformera certains spots en véritables machines à laver, inadaptées même aux surfeurs intermédiaires. Dans ce cas, un repli vers des criques abritées, une journée 100 % vélo ou une pause récupération s’imposent. Sur route, après de fortes pluies, prudence accrue sur les bandes blanches, pavés, rails et graviers, particulièrement en descente.

Exemples de destinations : quand louer un vélo et quand réserver un cours de surf ?

Atlantique français (biarritz, hossegor, biscarrosse) : combiner surf matinal et vélo sur la vélodyssée

Sur l’Atlantique français, l’association surf + vélo atteint son apogée. Entre Arcachon et Saint-Jean-de-Luz, la Vélodyssée longe la côte, traverse pins, dunes et stations emblématiques : Biscarrosse, Mimizan, Seignosse, Hossegor, Biarritz, Guéthary, Saint-Jean-de-Luz. Louer un vélo (traditionnel ou électrique) pour 3 à 5 jours permet de relier ces spots mythiques, tout en s’arrêtant là où les conditions de vagues sont les meilleures.

Une journée type réussie dans cette région ressemble souvent à cela : session de surf encadrée tôt le matin sur un beach break adapté à ton niveau, retour au camp ou à l’hébergement pour se reposer puis départ en fin de matinée pour une étape cyclable modérée (30–50 km), ponctuée d’arrêts sur des points de vue, marchés ou villages basques. Cette alternance exploite le calme matinal des spots de surf et la douceur des fins de journée à vélo, tout en limitant la fatigue.

Méditerranée (hérault, costa brava, corse) : itinéraires cyclables côtiers et spots de surf de repli

Sur la Méditerranée, le rapport de force s’inverse : les journées à vagues surfables sont moins fréquentes, surtout pour les débutants. En Hérault, sur la Costa Brava ou en Corse, les itinéraires cyclables côtiers, les routes de corniche et les voies vertes le long des étangs ou des lagunes offrent un potentiel énorme pour le vélo. Un VTC ou un gravel te permettra de cumuler plages, villages anciens, ports de pêche et panoramas maritimes.

Pour le surf, la stratégie consiste à rester à l’affût des coups de vent ou de houle d’est, qui peuvent rendre certains spots (Algajola en Corse, quelques plages de la Costa Brava) attractifs sur de courtes périodes. Dans cette configuration, le vélo devient ton loisir principal, et le surf un « bonus météo » à saisir quand les prévisions alignent vent, houle et orientation de côte favorables.

Villes européennes (amsterdam, copenhague, barcelone, porto) : prioriser vélo urbain ou surf urbain à barceloneta et matosinhos

Dans les grandes villes européennes, la location de vélo urbain s’impose presque toujours comme premier choix. À Amsterdam et Copenhague, la culture cycliste est telle que tu peux traverser la ville, rejoindre des quartiers moins touristiques et accéder aux parcs en quelques minutes, avec un niveau de sécurité rarement égalé. Les systèmes locaux de location, souvent intégrés aux applis de transport, facilitent énormément la logistique.

Barcelone et Porto offrent un cas plus hybride : vélo en ville pour visiter, mais possibilité de surf urbain sur les plages de Barceloneta ou de Matosinhos. Ici, un cours de surf ponctuel peut très bien compléter une découverte à vélo, surtout en automne ou au printemps quand l’Atlantique ou la Méditerranée se réveillent. L’important est alors de vérifier les conditions de houle et de privilégier des écoles proches des plages pour optimiser ton temps.

Destinations exotiques (bali, sri lanka, costa rica) : choisir entre surf camp intensif et exploration à vélo ou scooter

Dans des destinations comme Bali, le Sri Lanka ou le Costa Rica, le surf devient souvent l’axe central du voyage. Les statistiques de fréquentation montrent une croissance annuelle à deux chiffres pour les surf camps dans ces pays, portée par l’attrait des eaux chaudes, de la culture locale et des vagues régulières. Un surf camp intensif a tout son sens si ton objectif est la progression technique, avec 1 à 2 sessions par jour, analyse vidéo et yoga pour accompagner la récupération.

Le vélo reste possible, mais les distances, la chaleur et parfois le trafic routier poussent davantage vers le scooter ou les transports locaux pour l’exploration terrestre. Dans ce type de destination, la bonne question n’est pas « surf ou vélo ? », mais plutôt « jusqu’où orienter le séjour vers le surf, tout en gardant quelques fenêtres pour découvrir rizières, volcans ou jungle par des moyens de déplacement adaptés et sûrs ? »